Entrevue avec…Margot de « En couture Simone »

Margot, fondatrice de la marque "En couture Simone", en voyage en Amérique du Sud à la découverte de nouvelles techniques.

Margot a fondé En couture Simone il y a deux ans. Un chemin classique pour une passionnée de couture d’en faire son métier. La première fois que nous avons entendu parler d’En couture Simone, c’était un atelier du côté de Matabiau. Bien entendu, nous n’avons jamais réussi à y entrer…

Deux ans plus tard, nous voilà a écrire un article sur elle. Bon, on vous l’avoue, la période n’a toujours pas permis la rencontre MAIS beaucoup d’échanges ahah. 

_Qui se cache derrière En couture Simone ?

Margot, fondatrice de la marque "En couture Simone". Toulousaine de 28 ans, elle travaille pour des marques locales mais transmets son savoir-faire lors d'ateliers couture

En Couture Simone c’est en fait Margot Clemente. Je réponds au nom de « Simone » à force mais ça ne me dérange pas. J’ai 28 ans et je suis toulousaine.

J’ai monté En Couture Simone une première fois sous la forme d’un atelier couture quartier Marengo à Toulouse.

Pourquoi ce nom ?
Pour tout vous dire, c’est ma sœur qui l’a trouvé. À l’époque, elle m’avait fait plusieurs propositions : j’ai hésité avec « Batman et Bobine » !
En tout cas, je voulais quelque chose qui sorte de l’ordinaire et qui se retienne bien. 

Margot, fondatrice de la marque "En couture Simone". Toulousaine de 28 ans, elle travaille pour des marques locales mais transmets son savoir-faire lors d'ateliers couture

En Couture Simone c’est en fait Margot Clemente. Je réponds au nom de « Simone » à force mais ça ne me dérange pas. J’ai 28 ans et je suis toulousaine.

J’ai monté En Couture Simone une première fois sous la forme d’un atelier couture quartier Marengo à Toulouse.

Pourquoi ce nom ?
Pour tout vous dire, c’est ma sœur qui l’a trouvé. À l’époque, elle m’avait fait plusieurs propositions : j’ai hésité avec « Batman et Bobine » !
En tout cas, je voulais quelque chose qui sorte de l’ordinaire et qui se retienne bien. 

Mon parcours

Je suis une passionnée de couture qui a voulu en faire son métier et qui a étudié pour.

J’ai fait un B.E.P couture flou, un diplôme de costumière habilleuse et un diplôme de chef costumière, tout ça, au lycée Gabriel Péri de Toulouse. 

Après mon dernier diplôme, j’ai travaillé un peu chez de moi. Les premiers temps, j’ai créé des robes de flamenco pour les écoles de Flamenco de Toulouse.
Puis j’ai très vite ouvert mon café couture associatif (j’étais employée par mon association). À l’époque, il n’y en avait pas d’autres à Toulouse. Je me suis régalée pendant 2 ans à donner des cours de couture (sous forme de stage de 3 heures ou en particulier), faire des retouches, des créations et des expositions de temps en temps pour animer un peu mon lieu.

Je suis officiellement à mon compte depuis bientôt 2 ans en micro-entreprise. De retour d’un voyage de folie depuis un an maintenant, et je me suis installée un atelier à domicile pour continuer à travailler la couture.  

Aujourd’hui, je travaille pour des marques, des particuliers ou donne des cours de couture. Je fais un peu de tout et c’est ça que j’adore. Cela me permet de rester en contact des gens mais d’être aussi en ermite parfois quand je m’enferme dans mon atelier.

_Pourquoi avoir fermé ton espace En couture Simone ?

Premier café couture de Toulouse, Margot avait lancé En couture Simone. Aujourd'hui fermé, voici un aperçu de sa vitrine.

Pour plusieurs raisons.

La première est que mon bail arrivait à échéance. Je devais re-signer pour 3 ou 6 ans : décision difficile à prendre seule.
Un vrai plaisir pendant 2 ans. Malheureusement seule, ce n’est pas tous les jours facile, et ma rémunération en balance avec mon temps de travail était très faible. C’est cher d’avoir un local…

La seconde raison qui m’a aidé à ne pas re-signer, c’est que j’avais des termites (hé oui, cadeau !).

La troisième raison : j’avais une envie folle de voyager.
Je me disais « c’est le moment ou jamais », je ne sais pas pourquoi, mais je le sentais. Eh bien, j’ai bien fait, car pendant le voyage, j’ai appris qu’un investisseur avait racheté tout l’immeuble. Il aurait fallu que je parte plus vite que ce que je ne l’avais prévu si j’avais re-signé.
Comme quoi, il faut toujours suivre son instinct !

Premier café couture de Toulouse, Margot avait lancé En couture Simone. Aujourd'hui fermé, voici un aperçu de sa vitrine.

Pour plusieurs raisons.

La première est que mon bail arrivait à échéance. Je devais re-signer pour 3 ou 6 ans : décision difficile à prendre seule.
Un vrai plaisir pendant 2 ans. Malheureusement seule, ce n’est pas tous les jours facile, et ma rémunération en balance avec mon temps de travail était très faible. C’est cher d’avoir un local…

La seconde raison qui m’a aidé à ne pas re-signer, c’est que j’avais des termites (hé oui, cadeau !).

La troisième raison : j’avais une envie folle de voyager.
Je me disais « c’est le moment ou jamais », je ne sais pas pourquoi, mais je le sentais. Eh bien, j’ai bien fait, car pendant le voyage, j’ai appris qu’un investisseur avait racheté tout l’immeuble. Il aurait fallu que je parte plus vite que ce que je ne l’avais prévu si j’avais re-signé.
Comme quoi, il faut toujours suivre son instinct !

_Des expériences marquantes dans ton parcours ?

Un voyage en Amérique du Sud

Margot a pu apprendre l'art de broder auprès de professionnelles locales durant son voyage en Amérique du Sud.

Je suis partie en voyage pendant 8 mois, pour découvrir de nouvelles techniques de couture et de tissage en Amérique centrale et Amérique du Sud. Du bonheur à l’état pur.

J’y ai appris différentes techniques de couture, broderie et tissage. 

D’abord au Mexique.
J’ai eu la chance de passer une après-midi entière avec une brodeuse sur des marches en bord de route. Elle m’a enseigné tous les points de broderie présents sur les différents vêtements que l’on trouve vers San Cristobal de las Casas (zone la plus pauvre du Mexique).

J’ai ensuite appris à tisser au Guatemala dans un atelier de femmes seules.
Une après-midi à faire 20 cm de tissu ! Mais quelle fierté ! Avec elles, j’ai aussi pris des cours de broderie : de nouveaux points inconnus au bataillon maintenant en ma possession. 

Au Pérou, j’ai pris un cours de broderie à la machine familiale, c’est fou cette manière de faire !

J’ai aussi fait un stage d’une semaine de tissage de ceinture à Arequipa. Chaque jour un nouveau motif de tissage ajouté à la ceinture.
Encore une expérience folle.
Un souvenir, peut être anodin, qui me fait encore sourire c’est que mon « enseignante » était une quechua de 19 ans qui ne maîtrisait pas le castillan. Bon, jeune mais déjà 10 ans d’expérience de tissage hein. Elle  trouvait qu’on était bizarre, nous les français, à manger du lapin. Alors qu’en comparaison, je rappelle qu’au Pérou, on mange du cochon d’Inde, du lama et de l’Alpaga ! La folie des cultures n’est-ce pas ?!

En tout cas, dans tous ces pays, le tissu est une vraie culture. Les musées textiles sont présents dans chaque ville et je pense les avoir tous faits (du moins dans les villes ou je suis allée). Et ça aussi, c’est super beau !

Les musées du tissage visités par Margot, En couture Simone, lors de son voyage en Amérique du Sud

Une prise de conscience

Je pense qu’une expérience est toujours enrichissante qu’elle soit bonne ou mauvaise. J’ai eu la chance de n’en avoir que des bonnes pour le moment (ok, je touche du bois !).

Bien sûr qu’elles influencent ma façon de vivre et donc mon activité.

Je me suis aussi rendu compte de la chance qu’on avait d’être reconnue couturière en France.
Je trouve qu’il y a encore du chemin à faire pour une prise de conscience des consommateurs : une jupe vendue 15 euros, venant de Chine, ce n’est pas normal. Et qu’une couturière ne peut pas faire la même chose au même prix si elle veut vivre.

Cela dit, comparé à la misère d’Amérique du Sud, on n’est pas les plus mal lotis.

Ça influence mon activité parce que j’ai envie de faire des choses petites et utililes, éviter le travail à la chaîne. C’est difficile parfois de mettre des mots dessus d’ailleurs.
Mais disons que j’ai une certaine passion pour les pièces uniques. Elles sont attirantes car rares et du coup les acheteurs le font en pleine conscience, la respecte…

L’éthique et l’écologie sont des choses qui me touchaient avant de voyager et qui me touche encore plus maintenant que je suis rentrée.

_Une prise de conscience qui influence ton travail ?

Margot est couturière à Toulouse et propose des ateliers

Complètement. Et puis il y a aussi énormément de communication et d’actions autour du zéro déchet.

À titre d’exemple, je travaille beaucoup pour les autres et j’ai la chance de m’être m’entourée d’entrepreneurs qui ont axé leur activité sur cette thématique. Je travaille avec le duo We Found it Vintage qui vend des vêtements vintage. Il y a aussi Marie de Alliées : ses collections sont réalisées à partir de tissus français et éthiques.

Je suis très sensible à la mode éthique et j’aime toujours découvrir de nouvelles facettes de cette thématique. 

Quant au zéro déchet, dans mon activité peut être partout ! Ce mouvement/mode de vie n’a pas de limite : la récupération des vêtements, la transformation, la récupération de fins de rouleaux de tissus,… tout peut avoir une nouvelle vie.
C’est valable pour les vêtements, mais la récupération et la couture peuvent faire qu’un : en décoration (rangement en tissus, décoration de vieilles conserves, etc.), dans notre quotidien (lingettes, essuie tout en tissu, etc.)….
Au retour du voyage, j’ai d’ailleurs pris la décision, à titre personnel, de ne plus acheter de vêtements neufs. Et pour, l’instant je m’y tiens. 

Cela devient une mode et c’est super. Que la mode fasse la place qu’elle mérite à l’écologie ! C’est en faisant chacun ce qu’on peut, à notre échelle, qu’on y arrivera. 

Article spécial COVID 19 : l'ensemble des informations concentrées pour connaitre les initiatives mises en place par le mouvement maker

Margot fait partie du réseau de couturières  bénévoles qui fabriquent des masques en tissus.
L’article est encore à lire ici

Sur son blog, elle propose aussi des tutoriels pour les réaliser à la maison, avec et sans machine à coudre.

Un scoop à nous réveler ?

Une nouvelle version du blog encouturesimone qui devient site + blog + ecommerce. La marque Encouturesimone avec ses propres produits : objets et vêtements (des pièces uniques ? Hum, vous verrez…), des collab’, etc. Je vais pouvoir m’exprimer en mon « nom » pour une fois. C’est un nouveau pas pour moi qui aime être dans l’ombre... Mais le e-commerce n’arrivera qu’en deuxième temps. Avec le confinement, je n’ai pas pu faire tout ce que je voulais, mais cela ne saurait tarder.. .

Retrouvez là

Mail : encouturesimone@gmail.com
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Entrevue : Maïlys & Laura de l’atelier Bitoño

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